Santiago de transition : arrivées, au revoir et cuisine partagée.
18 juillet : journée à Santiago, en attendant de nouvelles recompositions du groupe.
Le 18 juillet n’a pas été une journée de kilomètres, mais d’ajustements humains. Le matin, j’étais encore à Santiago en mode lent, entre parc et petites pauses, tandis que Catherine était déjà à l’aéroport, prête à rentrer. On s’est parlé à plusieurs reprises : ce mélange étrange de quotidien et de distance qui arrive quand le chemin se termine pour l’un des deux, mais continue encore un peu pour l’autre.
En parallèle, il y avait le “front Santiago” : Andrius était dans ses dernières heures de marche pour enfin clôturer sa Compostela. On le suivait presque en direct entre messages, encouragements et mises à jour des kilomètres restants, jusqu’à ce que la nouvelle qu’on attendait arrive le soir : il y était arrivé. C’était l’un de ces moments où la joie est collective, parce que tu sais combien d’effort et de difficultés il y avait derrière.
Pendant ce temps, avec Francesco, on s’est réorganisés pour dormir dans le même albergue : je lui ai pris un lit, il est arrivé le soir, et on a mis en place le plan classique de pèlerins qui ne veulent pas se compliquer la vie. Courses essentielles, choses bonnes mais simples, cuisine partagée, discussions légères.
La journée s’est terminée ainsi : aucune scène spectaculaire, mais un sentiment plein d’appartenance. Des gens qui partent, d’autres qui arrivent, certains qui rentrent, d’autres qui prolongent : le chemin continuait de bouger, simplement sous des formes différentes.
Le contraste entre le calme des parcs de Santiago et l’énergie du soir à l’albergue : sacs à dos, nourriture sur la table, voix mélangées et bonne fatigue.
Dans les messages de ce jour-là, j’ai aussi fixé un bilan clair : de SJPdP à Santiago, j’avais mis 35 jours, en ralentissant volontairement avec de longues pauses (León et Burgos) et des étapes courtes pour ne pas perdre les personnes importantes rencontrées en route.
Il y a des journées où tu ne fais pas de distance, mais tu construis de la mémoire : en tenant ensemble les personnes, les rythmes différents et les petits gestes concrets.
Si la lecture de ce journal vous donne le sentiment que le Camino vous appelle, mais que vous avez encore besoin d’y voir un peu plus clair, commencez par le guide gratuit.
Notes du jour