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Jour 28 - Nuit, grand rythme et arrivée à León.

1 juillet

Notes du jour

Titre

Nuit, grand rythme et arrivée à León.

Où j’étais / étape

1er juillet : départ très tôt et longue progression jusqu’à León.

Scène clé

Je suis parti alors qu’il faisait encore nuit noire, vers 3h40-3h50, avec l’idée de profiter au maximum de la fraîcheur. À 4h52, peu après m’être mis en route, j’ai voulu enregistrer une vidéo juste pour capter le bruit de la nuit : on ne voyait presque rien, mais le son des grillons me faisait comprendre que j’étais en pleine campagne. C’était relaxant, mieux que de la musique classique. À Mansilla, je me suis arrêté pour une longue pause, puis j’ai repris et je suis arrivé à León vers 13h00, fatigué mais très satisfait. À 10h32, j’ai enregistré une autre vidéo parce que je suis resté impressionné par une trace de fourmis : elle était tellement marquée qu’elles avaient déplacé même les petits cailloux, laissant un signe net de leur passage.

La journée a été un jeu continu d’ajustements avec les autres. Avec Catherine, nous avons échangé alors que j’étais déjà devant : elle était plus en arrière et n’atteindrait León que le lendemain. Nous nous sommes tenus à jour sur les temps, l’énergie et les hébergements, comme cela arrive souvent quand les rythmes se décalent mais que le fil du groupe reste vivant.

Avec Giselle, nous nous sommes poursuivis pendant des heures : au début, il semblait que nous nous croiserions sur la route, puis nous avons décidé de nous retrouver directement en ville. Une fois arrivés tous les deux à l’Albergue Muralla, nous nous sommes laissés du temps pour douche et récupération, puis nous avons commencé à organiser la soirée.

En parallèle, je parlais aussi avec Francesco : il était dans une phase très sociale du chemin et me mettait à jour sur ses croisements et ses plans. Il y avait cette atmosphère typique où les groupes changent de forme en continu : on se perd de vue pendant une demi-journée, puis on se réaligne au dîner ou au village suivant.

À León, le contexte a changé d’un coup : après des jours de meseta et de petits villages, j’étais dans une ville pleine, bruyante, vivante. J’ai pris un albergue très confortable (petites chambres, grandes douches, accès par code), parfait pour recharger les batteries et m’arrêter 2-3 jours.

Le soir, entre pluie soudaine et horaires changeants, nous nous sommes quand même bougés pour nous retrouver, manger et boire quelque chose. Rien de linéaire, mais très Camino : des plans qui changent, des personnes qui se joignent à la dernière minute, et au final on se retrouve quand même.

Le soir, nous sommes sortis : moi j’étais avec le nouveau petit groupe formé par Francesco, Laura et Juan, et Ocean, Giselle et une autre fille appelée Rossana se sont aussi agrégées.

Détail sensoriel

Le contraste le plus fort a été net : obscurité et silence à 4h du matin, puis chaleur, pieds lourds et enfin le chaos urbain de León avec la pluie du soir sur les pierres du centre.

Ce que j’ai compris

Quand tu pars avant tout le monde, tu gagnes des kilomètres ; quand tu arrives en ville, tu récupères des relations. Sur le chemin, il faut les deux.

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