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Jour 26 - Sahagún : mi-parcours, organisation et relations en mouvement.

29 juin

Notes du jour

Titre

Sahagún : mi-parcours, organisation et relations en mouvement.

Où j’étais / étape

Arrivée à Sahagún, journée de gestion entre chaleur, certificat de mi-chemin et coordinations avec les autres.

Scène clé

J’avais pris des accords avec Giselle pour partir ensemble tôt le matin. Je lui ai écrit à 5h30 pour lui dire de venir à mon albergue (il était justement sur le chemin), mais elle m’a répondu qu’elle resterait encore un peu dormir. Je lui ai dit que c’était parfait et je suis parti seul.

Je ne l’ai pas vécu comme un problème : c’est exactement l’esprit du chemin. Chacun va avec son propre pas, son propre rythme et ce que le corps permet ce jour-là. Parfois on marche ensemble, parfois non, et les deux ont leur valeur.

Ce matin-là, en plus, j’avais aussi résolu le problème d’énergie : à l’albergue du jour précédent, l’hospitalero m’a offert un câble et une prise murale pour recharger la batterie externe. C’étaient des objets laissés par un autre pèlerin. Un geste simple, mais décisif.

À 9h55, je suis arrivé à Sahagún. J’ai passé une partie de la journée à m’orienter sur la carte de mi-chemin : tourisme, indications, horaires, coûts. Ensuite, avec Giselle, nous nous sommes mis à jour plusieurs fois et je lui ai transmis toutes les infos correctes : retrait au Santuario de la Peregrina, créneau 18h00-20h00, coût 3 euros.

Le détail important, c’est qu’en 2019 Google Maps menait au mauvais point. Giselle comme moi avons dû demander aux personnes du coin pour arriver au bon endroit, peu distant de celui indiqué en ligne.

À l’albergue, j’en ai profité pour faire un lavage complet : vêtements, serviette et aussi la veste coupe-vent. Puis j’ai déjeuné là avec Alicia et un autre pèlerin : on a mangé des pâtes, de la salade et d’autres choses ensemble, dans ce climat simple et convivial qui remet tout de suite en état.

Dans l’après-midi, j’ai aussi échangé avec Catherine : elle était plus en arrière (zone Templaria) et nous avons partagé des mises à jour réelles de chemin, entre fatigue, moustiques, pieds qui tenaient mieux que prévu et gestion du rythme. À midi, moi j’étais avec d’autres pèlerins ; elle m’écrivait qu’elle s’était arrêtée boire une bière seule.

Le soir, j’ai dîné avec Francesco, Laura, Joan et Alicia, à la Pensión Restaurante La Costa del Adobe. Avant, en tournant dans le village, nous avions déjà assisté à une scène hilarante : un monsieur avait commandé une caña pequeña et le serveur, pour plaisanter, lui avait apporté un minuscule verre. La même scène est arrivée aussi à Francesco quand nous sommes allés dîner là. C’était un de ces moments idiots mais irrésistibles, à mourir de rire. Être avec Francesco était toujours ultra-divertissant : il est vraiment très sympa et apporte une énergie et une légèreté incroyables. À un moment, je me suis même mis à lui donner des leçons de guitare totalement improvisées, à l’arrache : il avait trouvé une guitare et s’était mis à jouer La canzone del sole.

La conversation a ensuite glissé vers quelque chose de très concret : les temps et les retours. Dans ce cas, c’était surtout Catherine qui devait faire les comptes : elle planifiait son vol de retour et pensait le prendre au plus tard le 17 juillet, donc elle devait bien calculer combien de kilomètres faire par jour pour arriver à temps à Santiago.

En parallèle, je restais en contact avec le groupe d’Orisson et avec “Pamplona Party People”, qui était le nom du groupe WhatsApp créé à Pampelune pour nous mettre à jour logistiquement sur où nous étions, chacun au fil du temps. Là passaient en continu des messages sur qui était déjà arrivé, qui passerait le lendemain et qui voulait comprendre comment prendre le certificat. Je me suis retrouvé à faire “nœud” d’informations pratiques, entre conseils et coordonnées utiles.

Détail sensoriel

Entrée dans le village avec la chaleur sur le dos, pause déjeuner lente avec des pèlerins, téléphone plein de messages croisés et cette sensation étrange d’être arrêté mais quand même en plein mouvement.

Ce que j’ai compris

Les étapes ne sont pas faites seulement de kilomètres : certaines journées servent à réaligner personnes, énergies, objectifs et direction.

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