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Jour 24 - Aube dans la petite église, longue pause à Frómista et reprise nocturne.

27 juin

Notes du jour

Titre

Aube dans la petite église, longue pause à Frómista et reprise nocturne.

Où j’étais / étape

De l’Ermita de San Nicolás de Puente Fitero à Frómista, avec plan nocturne vers le village de Giselle.

Scène clé

Le réveil était tôt, non seulement pour profiter de la fraîcheur du matin, mais aussi pour le petit-déjeuner. C’était magnifique, à la lueur des bougies : vers 5h30/6h00, dehors il faisait encore nuit et, sans électricité, on ne voyait rien à l’intérieur.

L’albergue était en fait une petite église (je suppose désacralisée) : à l’intérieur il y avait les lits superposés (environ 12 places) et la grande table pour le dîner et le petit-déjeuner. Les toilettes, en revanche, étaient dans une dépendance extérieure, donc la nuit, si tu devais y aller, tu sortais dehors.

Nous avons dressé la table ensemble avec les chandeliers et pris le petit-déjeuner à 6h. Pendant le petit-déjeuner, le soleil s’est levé et nous sommes repartis.

Je suis arrivé à Frómista peu après 9h et je me suis allongé dans la pelouse près du Bar La Gaspara : arbres, ombre, bancs et tables. Je suis resté là des heures, en voyant passer énormément de pèlerins. Peu après midi, j’en ai même filmé un particulier : lui marchait à pied et utilisait le cheval uniquement pour porter le sac.

Dans l’après-midi, Catherine est enfin arrivée aussi. Elle s’est arrêtée se reposer près de moi et nous avons longuement discuté en buvant de la bière. J’étais content de la revoir, d’autant que moi j’avais déjà en tête de repartir le soir.

Entre-temps je me coordonnais avec Giselle : elle était plus loin, donc il fallait s’ajuster. À 14h15, elle m’a écrit qu’elle avait pris l’albergue à Villalcázar. L’idée était que je parte avant, que j’atteigne son village, puis qu’on continue ensemble. Après plusieurs messages, nous nous sommes accordés ainsi : elle ne partirait pas avant 5h, moi en revanche je partirais de Frómista à 22h, sans prendre d’albergue, pour arriver là-bas, dormir un peu dehors et me faire réveiller par elle le matin. Quand je me suis mis en route à 22h00, je lui ai aussi envoyé ma position live, pour qu’elle sache à tout moment où j’étais.

Côté pratique, il y avait aussi le problème du chargeur : je l’avais perdu à Sanbol. Et en plus, j’avais presque vidé la batterie externe, parce qu’à San Nicolás j’avais laissé d’autres pèlerins l’utiliser pour charger leurs téléphones (là-bas il n’y avait pas d’électricité). Il me restait une seule barre, qui devait suffire pour tenir avec l’iPhone 8 jusqu’à ce que je trouve un nouveau chargeur.

J’ai commencé à chercher en demandant autour de moi. Normalement, dans ces cas, la première tentative c’est la réception des hébergements, parce qu’ils ont souvent des chargeurs oubliés par des pèlerins. Mais ce jour-là je n’avais réservé aucun albergue, donc j’ai demandé à Carla de demander à son hospitalero : rien. Alors j’ai activé le mode économie totale : très peu de téléphone, pas de photos, pas de vidéos, pas de réseaux, juste conserver l’énergie pendant que je cherchais une solution.

Détail sensoriel

Bougies à l’aube, herbe fraîche à l’ombre dans la pelouse de Frómista, bière froide l’après-midi, puis la tête déjà orientée vers la nuit.

Ce que j’ai compris

Dans les mesetas, la différence se fait sur la gestion : horaires, énergie, logistique et bonnes personnes avec qui se coordonner.

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